L’amour, au jour le jour

C’est quoi l’amour au jour le jour?

C’est se préparer pour partir le matin, être encore une fois en retard, parce que sur tes trois enfants il n’y en a pas un qui mette son manteau quand tu le lui demandes, et qui sache ce que c’est de ressentir le sentiment de l’urgence je t’en parle même pas. Avoir envie de tout jeter par la fenêtre parce que le chien a choisi ce matin là pour faire caca sur le paillasson. Arriver 10 minutes trop tard au boulot en demandant à ta collègue si elle est pas intéressée pour adopter trois enfants, un homme (toujours à l’heure, lui) et un chien (qui fait caca mais pas que).

Et puis c’est les retrouver le soir et sentir ton coeur qui s’illumine, juste avec l’étincelle de lumière qui se reflète dans leurs yeux.

photo du jour… Brumes sur le Yeun Elez

On ne voit plus le lac Saint Michel, ce qu’on voit à la place c’est la brume.

Les contours de ce lac de brume ne sont pas les contours du lac d’eau… Paysage recréé, et vraiment différemment puisque la brume prend des reliefs. Ca arrive souvent, mais ce qui est rare c’est que j’ai l’appareil photo dans la voiture en passant devant!
J’aime toujours autant la rousseur des fougère et de la lande, et la vigueur opiniâtre et humble du genêt.

Dernière photo prise avant que les piles aient rendu l’âme… Décidément!

Le bonheur du vendredi 18 mars :

Me faire saisir le coeur par le prunier et le cerisier, en fleurs.

Tout, d’un coup, tout s’est arrêté.
Enfin, au moins moi et ma brouette.
La Nature y croit encore, le printemps sera là, cette année encore! La douceur arrive…

En attendant, quelle beauté!…

Le deuil de ces enfants qu’on n’aura pas

Je vieillis.

Si, si, j’vous jure, moi aussi, je vieillis.
Moi qui ai toujours 20 ans dans ma tête, il y a deux trois trucs que j’ai fini par remarquer quand même, et je crois bien que c’est ça qui nous fait vieillir…

Vieillir, pour une femme, c’est quoi?
Nan, pas les rides, pour ça c’est trop tard, j’en ai déjà. Ca vieillit pas, les rides, ça écrit juste l’histoire de votre vie sur votre visage. Et puis un coup de crème comme tout le monde, et on n’en parle plus!

Vieillir, pour une femme, c’est se rendre compte qu’elle n’aura plus d’enfants.

C’est terrible, quand on y pense, se dire, voilà, je tourne la page.
Pour ma part j’en ai eu trois, ils commencent à grandir un peu et je me dis que je commence à peine à sortir la tête de l’eau. Et je suis en train de faire le deuil, de me dire voilà, je n’aurais plus d’autre(s) enfant(s). M’en rendre compte, autrement qu’avec ma tête, je veux dire.
Parce qu’avec la tête, ça fait un moment que c’est dit, « il n’y en aura pas d’autre(s) ». J’ai même fait les cartons des fringues, à donner… A qui, d’ailleurs? (Avis aux amateurs, j’ai des fringues garçons toutes saisons de 0 à 2 ans encartonnées!).
Mais au fond de moi restait le regret, ou l’espoir?

Allez, je vais sortir les généralités, hein.
Mais nous les femmes, c’est quoi notre rôle sur terre? Notre rôle dans l’espèce?
Assurer la perpétuation.
Avoir des enfants.
Etre enceinte, porter nos enfants, les mettre au monde, les allaiter. Les faire grandir.
Enfin, pour les autres femmes, j’en sais rien.
Mais chez moi, c’est dans mes tripes, être une femme c’est la maternité.

Et donc voilà, c’est en train de se faire, j’admets que je n’aurais plus d’autres enfants.
Je ne serais plus enceinte (enfin, honnêtement, c’est pas la partie que j’ai préférée), je ne mettrais plus au monde (alors que je n’ai jamais pu le faire dignement), je ne porterais plus, je n’allaiterais plus d’autres enfants.

Ca me rend triste, je dois être honnête. Et en même temps, ça me soulage.
Et puis ça me fait de la place pour vivre avec mes enfants qui grandissent.

Il y a les « jeunes mamans », me voilà « vieille maman »?
Un nouvel âge de ma vie à découvrir.

fée électricité

J’aurais aussi pu choisir comme titre “Comment un tremblement de terre au Japon peut il nous faire nous interroger sur notre mode de vie?”

Mais bon, d’une c’est un peu long, et de deux je trouve ça un poil nombriliste.
Parce que je pense que ceux qui vivent au Japon, ils ont d’autres priorités que nous, qui vivons confortables.
Genre retrouver leur famille, ou s’ils ont eu plus de chance, peser le pour et le contre, rester ou partir, croire ce qu’on leur dit ou pas.
Bref.
Je vais pas écrire sur le Japon et les japonais, parce que je connais mal (très très mal) et j’ai pas envie de tomber dans le pathos.

N’empêche que ce qui s’est passé au Japon a fait ouvrir les yeux à une partie de la population mondiale, visiblement.
“Quoi, vraiment, parfois, on ne peut pas tout maîtriser, et les centrales nucléaires les plus sécurisées sont susceptibles de péter, comme un stupide vieux moteur à explosion crado? Mais dans quel monde vit on?”

Dans quel monde vit on, oui, justement…

En France, 84% de l’électricité est produite grâce à l’énergie nucléaire (source : ma facture d’électricité).
Au Japon, en 2008, c’était environ 30% (source ici). En 2010, probablement plus. Pas loin de 40%.
Au niveau mondial, c’est… entre 5% et 17% selon les sources (bizarrement, les sources proches des producteurs d’électricité nucléaire donnent plutôt entre 15 et 17%, les autres entre 5 et 7%).

Et on entend ça et là des voix s’élever pour nous dire que, non, l’abandon du nucléaire, c’est pas sérieux, c’est des idées de déjantés écolos-baba cool.
Bah oui, forcément. Quand on a construit une politique énergétique autour du nucléaire (84%, quand même, merde!), c’est vrai qu’on ne peut pas l’abandonner comme ça du jour au lendemain.
Ou alors il faut accepter deux trois petites choses…Genre des villes entières remplies de gens qui se les caillent parce qu’ils ne peuvent plus se chauffer, qui n’ont plus d’eau chaude, des entreprises qui ne peuvent quasi plus produire, des rues pas éclairées, ni pour les piétons ni pour les véhicules.
Et le TGV? Et les voitures “de l’avenir”, à technologie hybride, pétrole-électricité!
OK. j’arrête.
N’empêche qu’il y a quand même quelques pays au monde qui ne dépendent pas aussi fortement que nous les Français de ce *** de nucléaire, et il ont quand même des gens chauffés, qui se lavent, qui bossent dans des entreprises où ok c’est la crise mais bon, comme chez nous… Non?
Notre bon Sarko, il a bien proposé une solution, lui : classer le nucléaire dans les énergies renouvelables (si, si!). Chais pas pourquoi, mais les écolos, baba-cool (ou pas), ça les a pas calmé pour autant.

J’habite en Bretagne.
A peu près à 2 ou 3 km à vol d’oiseau d’une centrale nucléaire abandonnée.
Une centrale nucléaire qu’on a voulu exemplaire, qui a été abandonnée très vite parce que trop mal conçue pour être rentable. Qu’on a voulu démanteler de façon exemplaire, pour montrer qu’on sait le faire, et qu’on peut vendre notre savoir-faire à l’étranger. Mais qu’on n’a pas pu démanteler encore, parce qu’en vrai, on ne sait pas le faire. Enfin, si, hein! Mais pas de façon sûre, quoi…
Et depuis 2 hivers, quand il fait froid, je reçois des messages pour me dire qu’attention, aujourd’hui, il va falloir faire attention, pas consommer trop.
Parce que la Bretagne ne produit pas son électricité, et on pourrait bien avoir des coupures.
Je suppose que derrière tout ça, il y a certainement un peu d’idée citoyenne, mais aussi… Un peu d’idée lobbyiste, comme quoi zut, il serait temps qu’on construise en Bretagne un équipement qui lui permette de trouver son autonomie énergétique!… Une centrale nucléaire peut être? Ah mais une top du top, promis juré (craché par terre), hein, une belle, une bien, une sûre de chez sûre, qui sera efficace, qui fera presque pas de déchets, et qui ne pourra pas-jamais!-contaminer la planète et les gens. Parce qu’elle sera maî-tri-sée!
Hum. Bref. Je digresse, là. Où j’en étais, moi?

Ah oui. Imaginer la France avec booooocoup moins de nucléaire. Voire plus du tout.

Vous savez quoi? Il y en a qui disent que c’est possible. Genre eux.
Pas pour tout de suite, pas comme on vit maintenant. Mais possible.
Vous imaginez? En France, ça ferait 77 réacteurs dans le même état que celui qui est à quelques kilomètres de chez moi, en attente qu’on sache les démanteler.

Wow.
Y’aura toujours du boulot, quand on est ingénieur nucléaire.

En attendant, arrêtez le sèche linge, il fait beau, et et éteignez votre ordinateur. Vous surfez beaucoup trop, “vous pouvez maintenant reprendre une vie normale”.

A ciao!

 

regard en arrière

Je reviens sur le dernier article que j’ai publié. OK, c’est un chouilla égocentrique, de revenir comme ça sur soi, ce qu’on a fait.

Mais dans ma ronde entre moi et moi même, j’ai fait un pas en arrière et j’ai regardé ce montage photo comme si c’était un autre moi que moi même qui l’avait fait. Vous suivez toujours? ;-) J’ai vécu quelques jours une sensation de morcellement, sensation franchement pas agréable à explorer. Morcellement imagé avec ce montage photo… Dans cette ambiance musicale…
Mais qu’est ce qui fait que les différents morceaux de moi sont restés ensemble, comme mes mains et mon visage restent liés? Qu’est ce qui fait partie de ce drôle de puzzle qui est moi, qu’est ce qui n’en est pas?
Se sentir morcelée, c’est se poser la question : qu’est ce qui lie ces différents morceaux dont on a du mal à se dire qu’ils forment un tout? Quelle substance, quelle matière, quelles idées, font que tout reste ensemble? Qu’est ce qui fait que je suis moi, avec mon emploi du temps décousu, mes idées pas toujours à la suite, mes rires et mes larmes? Y a t’il autre chose que le vide, derrière la surface?

En vrai, je ne sais toujours pas.
Mais le vide se fait moins insistant. Les morceaux restent mieux collés les uns aux autres, peut être. Les lèvres des cicatrices se rejoignent, comme c’est confortable! Une lumière s’éteint, une autre s’allume.

Belle lumière à vous!

Pictures of… What I’m living for?

montage

pictures of yourself

You scatter each piece of you
in the earth of the city
diving into those pretty lights
beating and singing

I’m so silly
don’t no what i’m living for

Still don’t know what I’m living for…

coup de coeur

Pour une fois, c’est de musique qu’il s’agit.

Hamon Martin Quintet, avec un nom comme ça vous vous attendez à du classique? perdu!
J’aime tout dans ce groupe, les instruments, les rythmes, la voix du chanteur et les paroles. Le jeu sur les mots dans “notre dame des oiseaux de fer”!

Pour les écouter : ici

Comme quoi, y’a pas que deezer dans la vie. ;-)

Et vous, vous écoutez quoi?

il est temps de dire…

 

Je t’aime!

Je t’aime la vie.

Je t’aime mon passé, je fais la paix avec toi. J’essaie de te regarder, tel que tu es, tel que tu as été, tel que je t’ai vécu et ressenti.
Je t’aime mon présent. J’essaie de te vivre, tel que tu es, que je te vis, sans vouloir que tu soies plus comme ci, moins comme ça. Juste comme c’est, maintenant.

Je t’aime… chacun de mes enfants.
Je t’aime mon compagnon. Tel que tu es, et que je suis.

Je t’aime, chacune des personnes que je croise.
Vous êtes chacun, chacune, un peu comme moi, dans d’autres proportions que moi.
Chacun de nous contient le monde, chacun de nous est le monde, et c’est ça qui nous rend uniques, beaux et irremplaçables.
Chacun de nous est comme un diamant. Puissions nous éclairer de notre lumière ce monde où nous vivons, ce monde que nous façonnons chaque seconde, de chacun de nos souffles, de chacune de nos pensées.
Merci pour toutes celles de vos lumières que vous m’avez adressées, pour celles que j’aie été capable de recevoir comme pour celles que je n’ai pas été capable de recevoir. Merci aussi pour celles que j’ai reçues même si elles ne m’étaient pas adressées!
Merci de m’aider à trouver ma façon de briller.

Je t’aime, toi le Monde qui m’entoure, me porte et me nourrit.
Je suis faite de ta matière, de ta substance, je reconnais que je t’appartiens.
Je te suis reconnaissante de la place que tu m’offres.
Je fais le vœu de contribuer à t’enrichir de mon essence.

Je t’aime 2010, je t’aime 2011.

vendredi merci, 12/11/10

12/11/10, vous avez vu? C’est marrant.

Mon plus grand, mon plus gros merci, cette semaine, ce sera pour mes enfants qui me font le cadeau de dormir tous avec moi.
Parfois je me réveille, je les sent contre moi, et je ressens un profond bonheur. Un profond bonheur, je n’ai pas d’autre mot.

Merci encore cette semaine pour l’énergie dégagée par la mise en commun. Trois sortes différentes de rencontres associatives dans la même semaine,  trois sortes d’énergies reçues et partagées. Je porte encore ces énergies, je suis encore portée par elles. Merci!

Merci d’avoir été capable d’écouter la vie, à un moment cette semaine il m’a fallu accepter une chose que je rejetais jusqu’ici… Sauf qu’il n’était plus temps de la rejeter, que mon rejet était l’héritage du passé, et que là dans le présent si je voulais qu’on vive tous des moments chouettes il me fallait évoluer.

Merci enfin, pour le temps qui passe, les enfants qui grandissent et qui deviennent plus autonomes, et qui me laissent plus de place pour moi, mes envies, mes activités…
Mes enfants m’ont donné la démonstration que la façon d’être que nous avons eu jusqu’ici avec eux porte des fruits.
Cette semaine, à plusieurs reprises, ils m’ont épatée par leur capacité à s’affirmer, et assumer ensuite leur choix. Trois petits bonshommes sur leur chemins, qui n’oublient pas qu’ils sont de la même coque, mais qui regardent vers l’avenir!

Merci, enfin, d’avoir réussi à garder certains (certaines!) pas trop loin de mon coeur, moi qui n’ai jamais cru que c’était possible…

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